Dernièrement j’ai eu un gros coup de déprime. Je ne vais pas développer pourquoi mais plutôt essayer de partager mon apprentissage de comment gérer ton coup de blues en voyage…

Il y a peu de temps, je devais quitter l’Equateur. Plusieurs signes me disaient de rester. Je les ai donc suivi et ai prolongé mon visa, en payant bien sûr. Finalement ce que j’avais prévu de faire et ce que j’avais imaginé est complétement tombé à l’eau.  Je ne savais plus quoi faire: j’étais triste et n’avais plus du tout de « plan » pour la suite. Quand on est en perpétuel mouvement c’est une sensation assez bizarre. Et loin de tout c’est dur car on ne peut compter que sur soi-même, plus que jamais. J’essaie de me connecter au maximum au moment présent donc mes proches et amis ne sont jamais au courant de tout ce que je vis. Et avec la distance il est souvent difficile de partager son voyage…

J’ai eu la chance, pendant ce passage, de pouvoir discuter avec de belles personnes (Merci à Léa et à Céleste) qui m’ont écouté et permis d’y voir plus clair. Je me disais que j’avais payé mon visa pour rien. Enfin pas pour ce que je devais faire, mais sur le coup je n’étais pas capable de me le dire. Mais tout arrive toujours pour une raison. C’est Léa qui m’a permis de le réaliser: « mais si tu dois rester, c’est sûrement pour une raison que tu ne soupçonnes même pas encore! ». C’est fou comme parfois on peut être prisonnier de ses projections.

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La caverne de Platon, image internet

Que faire donc, si tu as un coup de déprime qui pointe le bout de son nez en voyage?

Accueillir tes émotions et ne pas culpabiliser: ce n’est pas parce que tu es en voyage que tu n’as pas le droit d’aller mal. Finalement le voyage devient ta vie quotidienne et celle-ci est toujours un complexe mélange de bons moments comme de moins bons. Il est toujours bon de vivre ta colère, ta tristesse: crier si tu en as envie, pleurer… Fais ce que ton cœur te dit de faire. Il  n’y  pas de bonnes ou mauvaises réactions. Nous sommes tous différents et réagissons comme nous pouvons face aux événements de la vie. Toutes émotions refoulées et comme une bouteille jetée à la mer qu’une vague ramènera à un moment ou à un autre… Alors lâche-toi et laisse parler ton corps!

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Te faire plaisir: en t’offrant un bon repas, un petit cadeau, un massage…. Ne pas oublier que ton meilleur allié… C’est toi-même. Par exemple je suis super gourmande. Je voyage sans dépenser beaucoup d’argent mais là j’ai fait une exception. Donc première chose que j’ai faite quand j’ai décidé de retourner à Vilcabamba c’est d’aller dans ce café où ils vendent de délicieuses tartes sans gluten…😋

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T’entourer et parler: pas facile d’aller vers les autres quand on est mal avec soi-même…  De toutes façons en voyage il faut sans cesse se dépasser et faire des choses qu’on ne fait jamais d’habitude. Il est toujours sain de communiquer et d’extérioriser ce qu’on a dans la tête, que ce soit par écrit, dans son journal, par message à ses amis restés sur place, par un coup de fil…

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Te créer une petite zone de confort: Il est toujours bon d’en sortir mais parfois c’est tellement bon d’y re rentrer! (Bon à court terme hein !:p) J’ai donc choisi de retourner dans un lieu où je sentais de belles énergies, un lieu qui est beau, au milieu des montagnes, qui est calme… où j’ai quelques repères aussi. Voyager c’est découvrir sans cesse, c’est beau et stimulant mais il est parfois important de lever un peu le pied. Et parfois de prendre un peu « des vacances » de cette soif de découverte et juste se reposer un peu…

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N’oublie pas que le temps est ton meilleur allié… : Heureusement mon moment « triste » est passé, je commence à aller mieux. Mais il faut te laisser le temps de vivre ce moment. Nous sommes tous différents et nous avons besoin de plus ou moins de temps pour tourner la page d’un chapitre difficile. Être tolérant envers les autres c’est bien mais il faut aussi l’être envers soi-même…

Penser que tout arrive pour une raison: Un proverbe de Mark Anthony que j’ai découvert il y a peu de temps « We attract who our souls need to grow »… Il y a toujours des choses à travailler, sur lesquelles progresser et je suis persuadée que l’univers nous met à l’épreuve de temps en temps. Ce n’est pas facile de se dire ça quand ça va mal mais cela permet de se détacher de certaines situations plus facilement. De toutes expériences, bonnes ou mauvaises il y a toujours un enseignement à en tirer. 

Pour revenir sur mon coup de blues, une fois le moment de « crise maximale » passée, j’ai donc choisi de retourner à Vilcabamba. Je connais déjà ce village, il y a de magnifiques montagnes, c’est calme, je suis près de la nature…

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J’ai eu la chance de recroiser Anto, que j’avais rencontré au Techo à Mompiche et qui m’a également beaucoup aidé dans ce passage difficile. Parfois une bonne écoute, des moments simples partagés vous permettent de reprendre confiance et d’aller mieux.

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La loi de l’attraction fonctionnant bien pour moi, malgré tout, en ce moment, il se trouve que je suis arrivée un samedi midi et le dimanche soir j’avais déjà trouvé un lieu où rester, nourrie, logée, et blanchie.

Dedicó esté articulo a todas las personas que me escucharon, regalaron un abrazo y un poco de claridad en estas ultimas semanas:  Célé, Lucia, Léa y Anto. Gracias chicas ❤

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