Voici mes 13 conseils pour cette magnifique destination (encore) authentique.

Je n’aurai qu’un mot à dire …FONCEZ!

– En 2015 le pays est sorti de son isolement diplomatique grâce à l’accord conclu avec les grandes puissances sur son programme nucléaire.

– Depuis avril 2016 Air France dessert Téhéran trois fois par semaine au départ de Paris (la ligne avait été suspendu en 2008).

– Et depuis l’Iran a fait son grand retour dans les catalogues de voyages…

Tous ces éléments pour dire qu’il est temps d’y aller avant que ce pays ne devienne « trop » touristique et que les habitants ne se lassent du touriste!

1)Le visa

Le graal. Obtenir son visa pour l’Iran n’est plus aussi compliqué qu’avant (du moins à l’heure où nous avons voyagé, car les conditions peuvent changer rapidement). 

Plus besoin d’aller perdre son temps à l’ambassade de Paris (comme je l’ai fait …). J’ai choisi de faire un visa on arrival. N’allez pas à l’ambassade, ils ne vous donneront que peu d’informations. Des sites de voyageurs comme: Caravanistan. vous donneront de précieux conseils.

A l’époque (octobre 2015) il m’a fallu:

– une assurance voyage (obtenue grâce à ma carte Visa)

– une lettre d’invitation (écrite en farsi et en anglais par un iranien rencontré par mon amie lors d’un de ses voyages)

 60 euros

Encore une fois, ces documents étaient ceux demandé à cette époque, renseignez-vous bien avant de partir.

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photo internet

2) Le billet d’avion

Nous avions voyagé avec Turquish Airlines. Air France a depuis ouvert trois vols par semaine pour Téhéran depuis notre belle capitale. A vous de trouver le meilleur billet avec des comparateurs de vol comme  Skyscanner par exemple, mais le billet ne nous avait pas coûté très cher (250 euros je crois).

3) L’hébergement

J’aime ne pas tout organiser à l’avance. Donc comme ma pote avait rencontré cet iranien à Budapest, qui avait promis de nous héberger à Téhéran, nous savions déjà que nous allions dormir chez Réza les deux premières nuits. Laissez-vous porter ensuite par la magie du voyage: une invitation spontanée par des inconnus rencontrés dans la rue. Me concernant, nous avons ensuite réservé au compte goutte des nuits via le site que j’adore: Couch surfing. Rencontres authentiques et locales, c’est LE conseil pour voyager là-bas.

4) L’argent

Réza, notre ami iranien, nous avait conseillé de prendre des euros et de les changer ensuite. Il n’était pas possible de retirer avec nos cartes à l’époque.

Parfois, les iraniens utilisent encore l’ancienne appellation toman pour parler d’argent, alors que la monnaie officielle est le rial. D’après mes souvenirs: 1 toman = 10 rials et à l’époque: 1 euro = 50 000 rials. Attention, sur certains menus, les prix sont encore en toman.

5) Quand partir?

Je suis partie en octobre. Il faisait un peu chaud mais ce n’était pas non plus intenable. Attention car si vous voulez vous habiller à l’iranienne, vous aurez pas mal de vêtements. Toutes les filles portent un manteau, qui couvrira votre cher postérieur.

Les meilleurs mois pour partir sont:

  • de mars à mai
  • de septembre à novembre

Il y aussi les différents fêtes religieuses à prendre en compte:

  • Noruz par exemple, le nouvel an iranien. Je pense qu’il est mieux de connaître du monde déjà sur place à cette période (mars) car c’est avant tout une fête de famille mais vue la qualité de l’hospitalité iranienne, vous trouvez toujours quelqu’un pour vous inviter;-).
  • Le ramadan. Car il est alors strictement interdit de manger et de boire en public. Pour ma part, je déconseillerai de voyager pendant le ramadan, surtout si vous ne le faites pas.
  • Achoura: Beaucoup de « festivités » sont organisées, même si c’est la célébration du deuil de al-Hussayn. Mon voyage était au moment de cette fête, quand j’étais à Yazd (ville très religieuse) il y avait beaucoup de cérémonies organisées (vous pouvez y assister sans problème) et de la nourriture ainsi que du thé était distribué gratuitement dans les rues.

6) L’habillement

Bon là encore, je parle encore en tant que fille. Le hidjab est obligatoire. A Téhéran, le port du hidjab est, pour la moitié des filles je dirais, très cool et très provocateur car le foulard est placé au milieu de la tête. Le port du « manteau », qui se prononce de la même façon en farsi, est obligatoire, du moins pour les iraniennes. Personnellement, même si les droits de la femme ne sont pas respectés dans ce pays, j’aime un maximum me fondre dans le paysage quand je voyage. Je portais donc: un jean avec tee shirt manches longues et veste longue qui couvre les fesses. La couleur du hidjab importe peu. A Téhéran particulièrement, les fille sont très « fashion ».

Attention pour les hommes les shorts et bermudas sont interdits.

Un article plus détaillé sur ce que j’ai emporté en Iran ici

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photo internet: fashion girls à Téhéran

7) La nourriture et les boissons

Si vous êtes végétarien ce sera un peu difficile. En effet beaucoup de plats sont à base de viandes, comme le kebab. Mais il y a aussi beaucoup de plats à base de riz. Les fruits sont délicieux, notamment les grenades.

Le thé est LA boisson nationale. Il se déguste en mettant d’abord un morceau de sucre dans la bouche, et se boit ensuite par petites gorgées. L’alcool est bien sûr interdit par le régime islamique. J’ai bu de la vodka chez de jeunes iraniens qui nous avaient invités mais c’était très risqué pour eux. Évitez de boire l’eau du robinet aussi. De l’eau en bouteille est facile à trouver.

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Chez Mehdi à Isfahan

8) Internet

Facebook est interdit par le régime islamique. Couch surfing aussi. Mais les iraniens vous épateront par toutes les stratégies mises en place pour contourner les nombreux interdits. Il existe en effet des « tunnels » internet, comme VDM, qui vous permettront de vous connecter aussi. Ne m’en demandez pas plus je n’y connais rien mais j’ai laissé mon portable 5 minutes à un iranien, qui m’a installé cette appli, et j’étais connectée à Facebook en deux temps, trois mouvements.

9) Les trajets

Se déplacer en Iran est très facile. Les routes sont en bon état, les connexions de bus faciles. Pour se déplacer dans la ville tentaculaire de Téhéran il vaut mieux prendre un taxi ou le bus. Mais prévoyez au moins deux heures, le trafic est juste horrible, mais c’est une expérience à vivre. Pensez toujours à fixer le prix de la course avant de monter dans le taxi.

10) Les achats/souvenirs

Ce voyage ne m’a pas coûté grand chose, nous étions invité à manger en permanence. Je me suis donc un peu « lâchée » sur l’achat de souvenirs: des dattes, des nougats, de l’artisanat à Isfahan, des tapis… Il y a de quoi faire si vous voulez gâter vos amis et votre famille. Pensez toujours à négocier!

11) La langue

Nous avions pris un guide de conversation en farsi. La plupart des jeunes parlent bien l’anglais. Mais la génération du dessus moins. Et vous allez faire tellement de belles rencontres qu’il est indispensable de baragouiner quelques mots de farsi, rien que pour dire « c’est très bon »?. Vous ne regretterez pas vos efforts, surtout que c’est une très belle langue. Pour l’anecdote, une fois nous avons eu une conversation sur la religion avec des gens « âgés » via google traduction. Je ne vous explique pas les incompréhensions?

PS: la langue est le farsi mais ils utilisent l’alphabet arabe.

12) Le téléphone

Durant mon tour du monde, je n’ai jamais pris de carte SIM locale. Sauf en Iran. Réza avait insisté pour qu’on en ait une et il a bien fait. Cela a été très utile car on ne trouvait pas du wifi de partout et surtout, nous avons rencontré tellement de monde qu’elle est devenue indispensable pour communiquer!

13) Le tarof

Alors là, il faut bien le savoir avant de partir. Le « tarof » est une forme de courtoisie en Iran. Pour copier/coller wikipédia: « Le terme englobe un éventail de comportements sociaux, d’un homme respectant l’étiquette en ouvrant une porte à une femme, à un groupe de personnes en file devant une porte se suppliant mutuellement de passer en premier. Tarof régit également les règles de l’hospitalité : un hôte est tenu de proposer à son invité tout ce qu’il pourrait désirer, et l’invité est lui-même obligé de refuser. Ce rituel peut se répéter plusieurs fois avant que l’hôte et l’invité ne parviennent enfin à déterminer si l’offre et le refus sont réels ou simplement polis ».

Bref. Si vous êtes avec des iraniens ils voudront certainement tout payer, vous offrir le restau etc. C’est parfois très gênant et surtout, quand on insiste pour payer aussi, on ne sait jamais si on va vexer notre hôte ou non. Donc conseil: venez TOUJOURS avec un cadeau quand vous êtes invités. C’est ce que nous avions prévu, heureusement. Une fois, une famille nous a même offert des cadeaux, alors qu’elle nous avait accueillies, nourries et accompagnées pendant deux jours… Incroyable! Nous avons souvent aussi proposé de cuisiner un plat français pour remercier nos hôtes.

Vous êtes allés en Iran? Qu’avez-vous pensé de ces conseils?

N’hésitez pas à en laisser d’autres en commentaires!

 

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Notre hachis-parmentier franco-iranien 😉

 

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